Réflexions intéressantes de 2020 peuvent être encore d’actualité. Le Centre des Droits de l’Homme de Pretoria, Prof Rachel MURRAY, Dr Tarisai MUTANGI, Peter WENDOH, Ezechiel AMANI CIRIMWAMI, Me Yare FALL , Me Henri WEMBOLUA et Mr Donald DEYA avaient commenté sur le retrait de quelques Etats de la Cour Africaine et menaces de quitter la Cour Pénale Internationale. Vivement recommandé de reLire le Bulletin de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples de mai 2020. Source : ( www.africancourtcoalition.org )

https://www.african-court.org/wpafc/wp-content/uploads/2020/05/ACC-Publication_Volume-1-_2020_FR.pdf

Plusieurs années après l’entrée en vigueur du Protocole relatif à la Cour africaine, des questions se posent encore quant à savoir si les chefs d’État et de gouvernement africains sont réellement disposés à accepter la compétence de la Cour africaine. Il convient de noter que la plupart des États membres n’ont pas encore autorisé l’accès direct de leur population à la Cour africaine pour que leurs droits soient garantis par la Charte de Banjul et d’autres instruments internationaux dûment ratifiés et reconnus. Avec les derniers retraits des déclarations qui permettent un accès direct aux individus et aux ONG, l’avenir de la Cour africaine semble bien sombre. La restriction de l’accès devant les mécanismes régionaux et sous-régionaux africains ainsi que la menace de retrait des États africains de la Cour pénale internationale peuvent être interprétées comme un déni des droits de l’homme et un manque du respect aux peuples africains.

( Par Maitre Henri Wembolua Otshudi, Président de l’Alliance pour l’Universalité des Droits Fondamentaux(AUDF) ONG )